Terrier Jack Russell

Le Jack Russell Terrier

Standards du Jack Russell Terrier
L'histoire du Jack Russell Terrier
Le caractère du Jack Russell Terrier
L'éducation du Jack Russell Terrier
Elevage de Terriers Jack Russell

 

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 Jack Russell Terrier Pups

Standards du Jack Russell Terrier

Depuis le 25 octobre 2000 (date de publication du standard du Jack Russell Terrier) et le 4 juin 2001 (date de publication de ce nouveau standard du Parson Russell Terrier) les choses sont claires du point de vue de la taille et sont redevenues ce qu'elles étaient avant la reconnaissance officielle de la race par le Kennel Club : c'est-à-dire qu'en exposition, les petites tailles et les grandes tailles sont jugées séparément comme cela se faisait avant 1990 dans les expositions organisées par le Club du Jack Russell Terrier de Grande-Bretagne. En 1990, le Kennel Club confie au Club du Parson Jack Russell Terrier la gestion de la race après avoir adopté un standard favorisant les grandes tailles. 
chien Jack RussellCela était une erreur. La majorité des chiens Européens, mais aussi Australiens, et Américains étaient de petites tailles. La F.C.I. (Fédération Canine Internationale) à laquelle n'appartient pas la Grande-Bretagne, fort embarrassée par ce choix, finit par accepter le standard Anglais, mais en y incluant les petites tailles. Ce standard provisoire dura 11 ans. Il était bâtard et boiteux, donnant des tailles idéales à 33 et 35 cm, mais acceptait les petits chiens jusqu'à 26 cm.

C'est sous la pression des cynophiles Australiens, Américains, Irlandais, Hollandais et Français que la F.C.I. a finalement accepté le standard du Jack Russell Terrier, c'est-à-dire des petites tailles.

Donc actuellement en Europe continentale, mais aussi en Australie et aux États-Unis, la race a deux variétés :

  •  Le Jack Russell Terrier, de 25 à 30 cm.
  •  Le Parson Russell Terrier, de 31 à 38 cm.




L'histoire du Jack Russell Terrier


Le terrier Jack Russell est une race de terriers actifs. Il doit son nom au pasteur John Russell, qui, au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, s'était fait connaître comme éleveur d'une des meilleures lignées de Fox Terriers au Devonshire, en Angleterre.


Le Pasteur John Russell (1795-1883), à côté de ses activités religieuses, nourrissait une passion pour la chasse aux renards et l'élevage des chiens destinés à cette fin. On raconte que le premier terrier du pasteur John Russell « Trump » (qu'il obtint en 1819) a été la souche de sa lignée de terriers actifs.
Dans l'élevage du Jack Russell, les caractéristiques recherchées renvoient toutes à la chasse du renard : sa couleur, sa constitution, son caractère et son intelligence. Le corps est compact, bien proportionné, avec des épaules bien formées, les pattes droites, et le plus important, une poitrine ramassée (qui doit pouvoir être enserrée aisément dans deux mains de taille normale, sur la partie la plus large, derrière les épaules). Le Jack Russell doit avoir une grande souplesse lui conférant une liberté de mouvement optimale sous terre, pour être en mesure de traquer sa proie dans le terrier, dans les galeries les plus étroites.


Le renard à ce titre fait office de référence pour le Jack Russell. Le terrier doit pouvoir passer où le renard passe.
Si le Jack Russell a été initialement élevé pour la chasse du renard, il n'en est pas moins un terrier polyvalent, convenant pour la chasse au renard rouge ou gris, au raton laveur, à la sarigue ou au rat. Il est aussi employé sur le lapin, le ragondin et le gros gibier en France.


Le Fox terrier, reconnu à la fin du XVIIIe siècle comme race par le Kennel Club, devait au fil des ans, connaître bien des modifications, imposées par les canons de beauté en vigueur dans les expositions. Le chien que nous connaissons aujourd'hui est appelé Fox terrier moderne. Ces modifications, poitrine développée, tête longue et effilée, épaules droites à l'extrême, rendent improbables l'éventualité qu'un Fox terrier conforme au standard actuel de la race, puisse encore suivre un renard au fond de son terrier, même si toutefois, son instinct continue à l'y pousser.


John Russell a fait en sorte de préserver le caractère original de sa lignée de Fox terriers, dont l'élevage était tourné exclusivement vers le but de la chasse. Le terrier que nous connaissons aujourd'hui comme le terrier Jack Russell, présente de ce fait de fortes similitudes avec le Fox terrier d'avant 1900.


Il est intéressant de faire remarquer que John Russell fut l'un des membres fondateurs du Kennel Club anglais en 1873. En 1874, il officiait en tant que juge officiel pour la reconnaissance du premier Fox terrier reconnu par le Kennel Club. Quelle qu'ait pu être la part active prise par John Russell, durant tout le reste de sa vie, dans ce club, il s'est toujours abstenu cependant de présenter ses propres chiens pour une reconnaissance.


Pendant plus d'un siècle, les amoureux des terriers actifs ont veillé à maintenir la lignée du Jack Russell en préservant son authenticité. Ainsi, le Jack Russell s'est tenu à l'écart des évolutions suivies par le Fox terrier du Kennel Club, et se présente aujourd'hui tel qu'il était jadis ; ceci vaut également pour ses qualités de terrier actif.
 

 

 

Le caractère du Jack Russell Terrier 


Le Jack Russell est un chien fier, hardi et énergique. Très fidèle et intelligent, sa première qualité est sa capacité au travail, suivie immédiatement par d'indéniables qualités de compagnon.


Un petit somme sur un banc rend le Jack Russell aussi satisfait que de sauter sur un renard. Il montre autant d'expertise à la mise à mort d'une chaussette dans votre chambre que celle d'un rat dans la soupente. Ses cabrioles ne lasseront pas de vous amuser, son intelligence vous semblera sans borne, mais son caractère très indépendant pourra parfois vous donner des cheveux blancs.


La personnalité unique du Jack Russell est propre à en séduire plus d'un, mais il convient de faire remarquer que ce chien ne convient pas à tout le monde. La vie en ville, en appartement, ou dans un cadre paisible est peu adaptée aux penchants naturels du Jack Russell. Tous ceux qui se sentent attirés par cette race doivent bien comprendre que ces petits chiens ont d'énormes besoins de mouvement et de compagnie humaine. Il est essentiel d'être en mesure de donner au Jack Russell suffisamment d'exercices corporels, d'occasions de manifester sa brillante intelligence et de contacts humains. Ces chiens s'adaptent à n'importe quel environnement mais il ne faut jamais perdre de vue qu'ils ont été élevés avant tout comme chiens de chasse.


L'activité et l'exercice sont donc essentiels pour le Jack Russell. Il ne faut cependant jamais le laisser courir seul en liberté, même dans les lieux les plus reculés. Le Jack Russell demeure avant tout un chien de chasse, et il saisira la première occasion pour creuser et partir en chasse, quelle que soit sa proie : aucune en effet ne semble lui faire peur. Combien de fois n'est-il pas arrivé qu'un Jack Russell reste un jour entier, voire une semaine, dans un terrier occupé, sans manger ni boire, tellement l'instinct qui lui dicte de rester auprès de sa proie est ancré en lui ? Voir ainsi un terrier disparaître peut être une expérience très angoissante pour les propriétaires non avertis et peu au fait du travail souterrain.


Le Jack Russell peut pourtant se révéler un animal domestique merveilleux pour toute la famille et il fait très bon ménage avec les enfants qui savent se comporter avec lui. Il ne faut cependant pas compter que le Jack Russell, vu son instinct, se laisse monter comme un cheval. L'une des qualités les plus surprenantes du Jack Russell est cependant son caractère affectueux et amical. Il est spécialement bien disposé à l'égard des petits enfants.
Si depuis tout temps, le terrier Jack Russell est une race populaire en Angleterre, il commence aujourd'hui à faire de fervents disciples en Amérique et dans d'autres pays partout dans le monde.

 


L'éducation du Jack Russell Terrier 


La Socialisation

Le Jack Russell Terrier, comme tous les autres chiens, est un carnivore domestique. Cette définition vétérinaire rébarbative, résume tout de même bien le caractère originel du chien : prédateur et ami de l'homme. Cette amitié, source de plaisir et de bonheur est innée chez le chien et en particulier chez le Jack Russell Terrier, mais elle doit être « canalisée » et « balisée ».


La propreté
C'est sans doute la première difficulté que vous allez rencontrer dans l'éducation de votre chiot. Il arrive chez vous à l'âge de deux ou trois mois après un voyage souvent long, quelquefois pénible, qui représente sa première expérience solitaire loin de sa mère et du chenil de son enfance. Il a le droit d'être complètement désorienté.
Et pourtant, s'il est bien né, en quelques minutes il frétille de la queue, se précipite sur toutes chaussures qui bougent dans la maison, se trouve très vite chez lui et fait pipi sur le beau tapis chinois du salon... Pour beaucoup de nouveaux propriétaires, cette première expérience (et les futures) risque d'être rébarbative et décourageante. Pour les autres, déjà expérimentés en la matière, et qui ont choisi de prendre un autre chien, elle est banale et fait partie des petits inconvénients du statut de propriétaire de chien.
Quels conseils peut-on donner dans ce domaine ?
Il faut apprendre au chiot à faire « pipi », et le reste bien sûr, en dehors de la maison. Pour cela, il faut lui créer des réflexes conditionnés à des heures fixes, assez souvent au début et deux à trois fois par jour plus tard. Si son éleveur l'a déjà conditionné à faire ses besoins sur des journaux étalés, il faut continuer cette excellente habitude. Après un repas, pensez à toujours sortir le chiot dont le remplissage abdominal (souvent important) crée un besoin impérieux. Si possible, l'environnement doit toujours être le même (herbe, graviers).
Et la nuit, doit-il se glisser sous votre couette ? Quand il est adulte et pour quelques raisons exceptionnelles, il peut de temps en temps partager votre chambre. Chiot jamais ! Il doit apprendre la solitude nocturne dans une pièce, toujours la même et de préférence carrelée. Une excellente méthode consiste à l'enfermer pour la nuit dans un Vari-Kennel. Très vite, cette petite boîte devient « sa niche » où il aime spontanément dormir dans la journée, à l'abri de l'environnement familial. L'apprentissage du Vari-Kennel est facile. Au début, le chiot pleure... Ne cédez pas à la tentation ! En quelques nuits, il devient sage.


Plus tard, en voyage, à la chasse, dans la voiture, le Vari-Kennel vous rend de grands services. Votre voiture reste propre et votre Jack Russell Terrier trépigne de joie en vous voyant embarquer la boîte dans l'auto. Vous avez créé un réflexe conditionné de ballade ou de chasse.


Chez l'éleveur ou le propriétaire de plusieurs chiens, le problème peut être différent. Le chiot peut vivre avec sa mère plus longtemps, même si elle est sevrée. Il peut très vite avoir l'expérience du chenil où il n'a pas la nécessité d'être propre. C'est à ce moment qu'il faut commencer le conditionnement à l'aide de journaux. Mais cela ne suffit pas ! Le chiot, pour être sociabilisé, doit faire des séjours à la maison comme son compagnon citadin. Ceci est capital pour l'apprentissage de sa vie relationnelle avec l'homme. Un chien qui reste confiné au chenil, sans véritable contact affectif humain risque de rester psychiquement handicapé.


Le dressage

Il peut être que progressif et lent pendant toute la croissance du chien. De cette façon, il s'effectue facilement et sans accroc. Il n'est pas question de décréter un beau matin qu'il faut commencer un « dressage » parce que votre chien vous a désobéi la veille !


Chez vous, le chien a très vite besoin, par atavisme, de se situer socialement dans la hiérarchie de la « meute » familiale :
–  Au chenil, les choses sont claires, le mâle ou la femelle dominant lui apprend très vite la hiérarchie de la meute, en particulier « à la gamelle ».
–  Dans le milieu familial, le risque est que tout le monde ne parle pas le même langage et que les interdits ne soient pas les mêmes pour tous.

Parlons du langage
Il n'y a rien de plus ridicule que d'entendre une « mémère à son chien-chien » faire de longs discours à sa petite chose favorite. Le chien bien entendu ne comprend rien et retient uniquement l'intonation de la voix de sa maîtresse qui « gronde » en élevant le ton ou qui « caresse » en susurrant des mièvreries.


Le vocabulaire doit être volontairement restreint, quelques mots suffisent :
–  Viens ! pour appeler.
–  Assis ! pour demander l'immobilité.
–  Derrière ! pour le faire marcher derrière vous ou à côté.
–  Non ! pour stopper une action immédiate (monter sur la table, sauter sur un convive, lever la patte à la maison, etc. ).
–  Apporte ! pour vous ramener un objet de jeu ou un gibier.
–  Aller ! pour l'envoyer jouer ou pour commencer une action de quête de chasse.


Avec ces six mots, tout le dressage est possible.


Bien sûr, vous pouvez en ajouter quelques-uns dont vous avez l'habitude pour la joie, la colère ou la flatterie; mais pas trop ! Avec ce langage simple, vous pouvez « baliser » votre chien et mettre en place les « interdits » qui vous semblent indispensables. Attention, sous peine de « déboussoler » votre Jack Russell et rendre le dressage difficile, le langage et les interdits doivent impérativement être les mêmes pour tout le cercle familial.


Les interdits
À côtoyer beaucoup de Jack Russell Terriers, on s'aperçoit vite que s'ils sont souvent bien éduqués certains sont de véritables « sales gosses ». Un chien bien élevé ne tire pas sur sa laisse et reste calme en compagnie. Il est « dominé » par le dressage de son maître. À l'inverse, celui que les éleveurs ont tendance à appeler « le chien de particulier », s'il n'a pas été bien éduqué, tire sur sa laisse, trépigne, gémit, aboie et rend la vie impossible à son propriétaire qui avoue son impuissance en lui tenant des discours inutiles. Le maître est dominé.
L'apprentissage du langage 
Viens ! Vous appelez le chien avec le « viens » et vous restez immobile. C'est le chien qui doit se déplacer, jamais le maître. Vous récompensez ensuite votre compagnon avec une friandise et une caresse. L'apprentissage est rapide. Attention : après une bêtise, il ne faut jamais utiliser le « viens » pour l'appeler afin de le gronder ou le corriger. Après une ou deux expériences de cette nature, le chien n'obéit plus à l'ordre viens !
Non ! Il est prononcé dans l'action immédiate d'une bêtise ou d'un interdit, jamais après ! Le chien vit le présent. Une « engueulade » ultérieure ne sert à rien. Elle est négative et oblige le chien à la fuite ou au conflit. Toujours dans l'action, le « non » peut être précédé d'une tape sèche avec la main, sur une patte ou la tête. Si l'interdit est commis trop loin de vous, vous ne devez rien faire ! Quelquefois et toujours par surprise, vous pouvez lui lancer des objets (verre d'eau, boîte d'allumettes, graviers etc..) qui lui font stopper l'action. Au chenil, le chien qui fait sa soumission à un autre, stoppe immédiatement la colère de ce dernier et assure sa survie. Faites de même ! Après une faute sanctionnée, si le chien vous fait sa soumission, calmez-vous immédiatement et flattez-le. Il ne sert à rien de crier après le chien en prononçant son nom d'un ton furieux. Son nom doit systématiquement être associé à quelque chose d'agréable qui doit le faire venir. Vous ne devez pas non plus le menacer avec la main ou un objet. Si cela peut vous aider à stopper votre colère, n'hésitez pas à l'isoler ou à l'attacher loin de vous.
Assis ! Vous levez la main ou un doigt en prononçant doucement « assis » et vous obligez le chien à s'asseoir avec l'autre main, la première restant tendue. Dès qu'il est assis, vous lui offrez une récompense. La répétition de cette leçon conduit le chien à la position assise à l'ordre. Mais attention, pas d'énervement ! Les leçons doivent être très courtes (une à deux minutes) et répétées dans le temps (une par jour ou tous les deux jours). 
Ne soyez jamais pressé ou impatient.
Derrière ! Il vous faut une petite barrière à claire voie que vous trouverez dans votre jardin ou dans un parc. Vous obligez votre Jack Russell Terrier à rester derrière la barrière que vous ouvrez et refermez. Au début, l'ordre « derrière » se donne en levant la main comme pour le « assis ». Bien enregistré, ce réflexe est très utile lorsque vous ouvrez la porte pour éviter que le chien s'échappe ou se rue sur un visiteur.

D'une façon générale, vous devez avoir à l'esprit que le dressage s'obtient lentement, sans brutalité et que c'est finalement l'amour du Jack Russell Terrier pour son maître qui le permet. Vous devez toujours récompenser les progrès acquis et les bonnes actions par une caresse ou une friandise. Il faut trouver des palliatifs aux bêtises. Par exemple, le chiot qui mordille tout, doit avoir sa balle ou son jouet que vous lui donnez immédiatement après un « interdit » de mordillement, etc.
Si vous avez plusieurs chiens chez vous, il est très important de surveiller vous-même leur comportement « à la gamelle ». C'est là que vous pouvez rapidement évaluer, leur bonne santé, leur embonpoint, leur appétit, leur humeur. Sur une portée de chiots, vous reconnaîtrez très vite, les coléreux, les gais, les tristes, les timides, les beaux, les moins beaux, etc. Lorsque votre dressage est terminé et suffisant, il faudra « l'entretenir » à la gamelle. Par exemple, vous obligez le chien à manger à l'ordre. S'ils sont plusieurs, les autres regardent le premier manger et attendent leur tour... Si vous réussissez cela, ce qui est relativement facile, vous avez réussi votre dressage et vous êtes le dominant de la meute !
Un point particulier du Jack Russell Terrier m'a toujours surpris par rapport aux autres races. Entre quatre et six mois, il y a une période difficile où le chien va vous tester. Il était jusqu'à présent docile, joueur, déjà obéissant et un jour, c'est comme s'il avait tout oublié, en particulier revenir à l'appel de son nom ou de viens. Pendant cette période difficile, soyez patient et calme et recommencez l'apprentissage du « viens » avec douceur. Si vous avez du mal à garder votre calme, arrêtez tout et recommencez un mois plus tard.



 

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